03.11.2009

1er Novembre : fête païenne celtique de Samain

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Samain est l'une des quatre fêtes qui jalonnent l'année chez les Celtes.

 

Samain ouvre la période sombre de l'année et annonce les nuits les plus longues. Alors, les prés verdoyant brunissent et dans les bois, chênes et hêtres perdent leurs feuilles.

 

Avec Samain commence le temps du gel et du feu de bois. C’est, dans une civilisation rurale, une date repère : les troupeaux abandonnent leurs pâturages d'été et sont conduits à l'étable; le foin destiné à les nourrir est entassé; les animaux destinés à la table sont tués.

 

En Irlande, Samain était le jour ou s'unissaient charnellement le dieu Dagda et Morrigu, la déesse du monde souterrain, initiatrice et porteuse de souveraineté.

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Le dieu-druide Dagda

Cette fête de fécondité, destinée à revigorer la puissance royale, était célébrée, dans l'ancienne Irlande par un grand festin à Tara, site d'intronisation des rois irlandais, au nord-ouest de Dublin. Samain était célébrée par des feux allumés sur les collines en Écosse, en Irlande et aux Pays de Galle, autour desquels l’ensemble de la population, artisans, paysans, guerriers et aristocrates confondus, dansaient.

 

Sur Samain plane l'ombre de Morrigann (son nom signifie "la Reine Fantôme"), furie des champs de bataille, dont le pouvoir d'enchantement peut provoquer brume, nuages noirs, averses de feu et de sang. Apparaissant souvent sous la forme d'un corbeau, elle est forte, protectrice de son peuple, déesse de la terre et de la fertilité.

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La déesse Morrigu
 

Samain est le jour ou le monde des vivants et celui des morts se rencontrent. C'est pourquoi la nuit qui précède le 1er novembre est celle d'Halloween, nom donné en Angleterre pour le début de la période qui comprend le 31 octobre, le 1er et le 2 novembre, c'est-à-dire, dans le calendrier chrétien, la vigile et la fête de la toussaint puis celle des « Trépassés ». Halloween, importés aux USA par les immigrants irlandais étaient totalement pervertis par le matérialisme yankee et la névrose judéo-chrétienne, qui ont donnés un tour macabre à ce qui étaient, à l'origine une fête joyeuse, la manifestation ludique de l'union nécessaire entre les disparus et leurs descendants.

 

Un clin d'œil, donc, à ceux qui nous ont précédés, pour leur dire que nous sommes contents de les retrouver à l'occasion de Samain.

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C'est pourquoi la visite des aïeux, quittant pour l'occasion leur tombe, n'était pas perçue comme inquiétante : « L’Armée du Sid » (« Tertre ») qui revient sur Terre pour visiter les humains, était désignée dans l'ancienne Irlande par le terme "les habitants de l'autre monde", cette appellation étant appliquée selon les textes aux anciens dieux, aux fées et aux morts.

 

En Lituanie la fête correspondant à la Samain celtique durait 10 jours dont trois étaient consacrés aux cultes des morts. On invitait ceux-ci à quitter leurs tombes pour prendre un bain et festiner.

 

Les morts accompagnent ainsi les vivants, surtout si ceux-ci en ont conscience et souhaitent cette compagnie, durant les cycles naturels de l'année. Samain est une occasion privilégiée de rencontre avec ceux qui marchent en esprit dans nos rangs, parents et amis. Il s'agit d'honorer la mémoire des ancêtres, en affirmant la continuité de la lignée au fil des générations.

La christianisation de cette fête à été relativement tardive, puisque la fête de "tous les saints" (Toussaint) conçue dans  la perspective chrétienne, comme un exorcisme destiné à faire oublier une fête païenne (donc diabolique...), placé le 1er novembre en 835 était auparavant fêtée le 13 mai, tandis que la fête des Trépassés n’a été institué qu’en 988.

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